Extrait du texte « Il est minuit moins cinq ! »

par : Robert Paradis, éditeur, Le Canada Français, (14 mars 2007)  
 Robert Paradis, éditeur
Robert Paradis, éditeur
 
«....Rappelons aussi que le régime de retraite des fonctionnaires et des élus est toujours administré, décidé, bonifié et amélioré par les élus. En somme, ce sont ceux qui en profitent qui décident de combien ils en profiteront. Bel exemple d'une administration courageuse. Ces régimes hautement protégés, d'une très grande largesse, continuellement bonifiés, sont accordés uniquement aux élus et au personnel de la fonction publique qui, pourtant bénéficient déjà de conditions de travail qui font l'envie de tous les autres travailleurs. En somme, de ceux qui paient ces largesses mais qui n'y ont pas droit.
C'est du vol légal au même titre que ces présidents de compagnies qui vident les coffres de leurs compagnies en bourses de plusieurs millions par année sous le prétexte qu'ils ont bien géré leurs affaires. Quand les vols rapportent des millions, c'est de la haute finance.

Sachons aussi que d'ici les prochaines années, il y aura moins de fonctionnaires pour souscrire un peu à ce régime, alors que 40% d'entre eux voudront recevoir leur pension immédiatement. C'est un abîme! Aucun parti politique ni aucun candidat n'osent remettre en question ces régimes de pensions devenus hors de portée pour les budgets de nos gouvernements en plus d'alourdir considérablement leurs dettes.

Au fil des ans, ces pensions sont devenues d'une générosité telle que plusieurs bénéficiaires pourrons recevoir, à leur retraite, plus de revenu que ce qu'ils auront gagné durant toute leur vie dans la fonction publique..»
 
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