Courriel aux chefs des trois partis politiques du Québec
 6 novembre 2007  
Jean-Charest, Premier ministre Mario Dumont, chef de l'opposition officielle Pauline Marois, chef du deuxième groupe d'apposition

Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec,

Monsieur Mario Dumont, chef de l’opposition officielle,

Madame Pauline Marois, chef du deuxième groupe d’opposition.

Avant qu’une décision définitive ne soit prise, pour la crédibilité des résultats qui seront présentés par le comité indépendant formé à la suite d’une décision unanime de l'Assemblée nationale, relativement à l'indexation des rentes des retraités des secteurs public et parapublic, nous vous invitons fermement à tenir compte des positions divergentes des différentes associations de retraités et des vastes expériences professionnelles respectives:

Concernant la nomination des deux experts indépendants:

Nous voulons vous signaler le danger de ne nommer que des actuaires comme experts indépendants dans ce dossier. La CARRA et le Conseil du trésor devraient répondre de l'aspect actuariel. Si nécessaire, les experts nommés pourraient consulter des actuaires indépendants. Il est avant tout primordial de désigner des personnes qui ont d'abord une très grande expertise de l'administration publique, une très grande compétence en matière de finances publiques et en matière de calculs d'impacts économiques. Il y a des économistes de hauts calibres capables de rendre compte du mandat.

  • Cela n'enlève rien à la compétence de l'actuaire, entre autres, pour évaluer le fonds de réserve nécessaire au maintien de la santé financière d'un fonds de retraite pour les années à venir.
  • Il s'agit ici de voir comment on peut réparer une erreur du passé sans mettre en danger les fonds publics et sans mettre en péril la réserve des fonds des cotisants (actifs et retraités) nécessaires au maintien de la sécurité financière des régimes.
  • Ce serait une erreur d'embaucher des experts non sensibilisés aux différences fondamentales de ceux qui préconisent la PLEINE indexation par rapport à ceux qui soutiennent la DEMI-INDEXATION.
  • Il faut la présence des deux (2) écoles de pensée parmi ces 2 experts.
  • Il est une évidence que les hypothèses de calculs et d'analyses ne soient pas les mêmes selon que l’on appartient à l'une ou de l'autre des écoles de pensée. C'est pourquoi les experts doivent aussi représenter les deux (2) tendances.
Concernant la nomination des représentants par le Groupe de travail des associations de retraités:

Nous le répétons, il est nécessaire, pour la crédibilité des travaux du Comité, d'EXIGER de deux choses l'une :

  1. Que le Groupe de travail des 8 associations de retraités accepte la nomination d'une personne représentative des retraités qui exigent la PLEINE indexation de leur rente de retraite pour réparer l'erreur de 1982, erreur qui s'est soldée par la perte injustifiée de leur pouvoir d'achat, OU
  2. Que le gouvernement, avec l'accord d'au moins un parti d'opposition, nomme un troisième représentant des retraités apte à défendre la pleine indexation des rentes de retraite.

Le gouvernement, avec l'accord d'au moins un parti d'opposition, doit prendre en compte ce point de vue s'il veut s'assurer l'adhésion d'une majorité des retraités aux résultats de ces travaux. La très grande majorité des retraités des secteurs public et parapublic ne s'attend à rien de moins que la pleine indexation de leur rente. Pour eux, la pleine indexation est un principe. La démonstration du contraire devra être crédible et convaincante pour qu'ils l'acceptent.

Merci pour votre bienveillante attention,

Rodrigue Dubé
Président de l’ADR
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