COMPTABILITÉ GOUVERNEMENTALE À REPENSER
 16 juin 2008  
 Rosaire Quévillon, v-prés.
Rosaire Quévillon,
vice-président
C'est bien beau l'originalité, mais au niveau de la tenue de livres comptables du gouvernement québécois il y a, nous semble-t-il une importante anomalie. On sait, par les médias, que le gouvernement aurait «arrangé» la présentation des données en vue du respect technique de la loi sur l'équilibre budgétaire. Cette présentation ressemble à une comptabilité de caisse plutôt qu'une comptabilité d'exercice.

Cette comptabilité de caisse peut très bien s'adapter aux très petites entreprises et aux
organismes sans but lucratif (OSBL). Pour la gestion efficace et transparente des grosses entreprises et du gouvernement, la comptabilité d'exercice est plus appropriée.

Le gouvernement devrait se soumettre et se conformer aux Principes comptables généralement reconnus au Canada (PCGRC) qui ont fait leur preuve. D'ailleurs, les autres provinces canadiennes s'en accommodent très bien. S'il en était ainsi, l'attribution de la pleine indexation de nos rentes de retraite serait répartie au fil des ans et non inscrite aux livres en un seul bloc durant l'année de la décision. Ainsi, la dette serait logiquement amortie au fur et à mesure de la sortie des fonds.

Pourquoi maintenir cette aberrante procédure comptable qui ne reflète pas la réalité en plus d'effrayer inutilement les québécois en général et les preneurs de décisions en particulier ? Si l'objectif est de leurrer le public, cette infecte procédure est réussie et devient politiquement adéquate.

Rosaire Quévillon
vice-président
Retour à la liste chronologique des archives.