Il est temps de mettre les pendules à l'heure
 14 novembre 2011
(En réponse au texte du Journal de Québec du 14 novembre 2011 «PORTRAIT DES RENTES DE RETRAITE»)

Il est temps de mettre les pendules à l'heure. Je reçois le journal de Québec et tout ce que l'on lit, ce sont «NOUS» les coupables de tout. NOUS qui avons profité du système, et encore NOUS les «gras durs du système».

Je suis à ma retraite depuis 8 ans, avec moins de 27 milles, ayant été 18 ans au Bureau du coroner, sans aucune plage de retrait lorsque les odeurs étaient nauséabondes. Aucun bonus ajouté à ma maigre paye. J'ai tenu tout ce temps. 15 ans, ensuite comme secrétaire-greffier. Greffière pendant 15 ans et ma patronne n'a jamais voulu me faire passer les examens pour obtenir le titre de technicienne. Je travaillais dur, sans arrêt, pour plusieurs avocats. Je tenais impeccablement un greffe.

J'ai élevé mes deux enfants seuls. J'ai hébergé ma dernière près de 4 ans. Elle est retournée aux études pour faire un Dec et un Bac. Aujourd'hui, elle est à l'université de Sherbrooke. Je suis contente pour elle. Mais tout ça avec mon petit 27 milles. Payant mon hypothèque, roulant avec un vieux Buick 94, payant mes taxes, mon panier d'épicerie comme tout ceux qui vivent avec plus de 50 milles etc. Et trouvant l'énergie de fonder un organisme pour aides les couples en difficulté et les citoyens lors d'une rupture.

Pouvez-vous seulement vous imaginer un peu si je me paie du steak à tous les jours? Est-ce que vous croyez que je peux seulement me payer un McDo occasionnellement? Non.

Je suis toute chavirée lorsque j'entends à la radio à la TV que «NOUS» nous sommes les responsables de TOUT. Ce ne sont pas NOS jeunes qui ont payé nos fonds de pension, ce ne sont pas nos jeunes non plus qui on travaillé pour des patrons exigeants, et parfois ça frisait l'inacceptable. Ce n'est pas eux non plus qui ont marché pour aller travailler, et geler l'hiver.

Aujourd'hui, ils vont au secondaire, quand ce n'est pas la fin du primaire avec des «Ipod», des «Iphone», des cellulaires, et j'en passe. Des vêtements griffés. Qui paient? Les parents. Nos enfants n'auraient pas tout ce dont ils ont aujourd'hui et ne pourraient profiter de ce que nous avons bâtis, si NOUS n'avions pas été là.

Je considère que nous sommes lésés et nous sommes des «bêtes à abattre».

Dans mon association (L'ANCQ) combien de pères paient pour les études de leurs enfants majeurs et vaccinés jusqu'à l'âge de 30 ans. Ces derniers étirant les études à raison de trois cours par session. Pendant ce temps, les filles vivent avec leur chum, portent un enfant, mais ne le déclarent pas au père tous ces faits pour soutirer davantage de leur père.

Ce matin je recevais un couple de Chapais, cela faisait exactement 16 ans que le monsieur payait pour ses 5 enfants. La dernière a dans la vingtaine et il paie encore. Les gars sont autonomes. Ces enfants n'ont aucun embarras à accepter encore l'argent du père.

Voilà la Vrai Vie.

Lise Bilodeau, présidente fondatrice
L'Action des Nouvelles Conjointes et Nouveaux Conjoints du Québec (ANCQ)
Site Web : http://www.ancq.qc.ca

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