Conférence de Michel Lizée économiste sur le rapport D'Amours
 11 novembre 2013

Activité tenue sous les auspices des associations
ADR et APR FAE (27 septembre 2013)

À la mode d’Yvon Amesse

DORT mon bon peuple dort…

Tu n’as pas à t’inquiéter car le Rapport D’Amours est pour les régimes à prestations déterminées et le RREGOP n’est pas directement visé. Le comité a marqué sa préférence pour l’élargissement de la formule P.D. qui seule garanti une sécurité financière à ses adhérents.

DORT

Arrive Renard qui laisse place, en cas de problèmes de solvabilité, à l’idée de diminution des bénéfices des régimes municipaux et universitaires lesquels, tous le savent, sont largement déficitaires…..Renard a aussi une nouvelle rente, celle de longévité, qui entrerait en vigueur à 75 ans. Travailleurs et employeurs en feraient les frais. Ici, les poules s’énervent à la vue de l’outil : TAXATION, poule grise à l’idée que sa masse salariale va augmenter et poule blanche à l’idée qu’il lui faudra jeûner un peu au quotidien au cas où elle entreprendrait une 75ième année. Poulette RREGOP, se fait dire que cette rente sera harmonisée à sa rente de la CARRA tout comme sa Rente du Québec….Poulette RREGOP connait cela.

DORT poulette RREGOP, cela n’est pas pour toi, ce sera pour tes enfants ou tes petits enfants…..J’ai tenté une imitation du fabuliste pour vous amener à la question : Le rapport D’Amours est-il transparent ?

Notre conférencier ne voit pas de solutions permettant un déblocage de la désindexation car il serait tentant dans un optique déguisé de justice et d’équité de réduire les bénéfices des rentes des membres de la CARRA comme on le ferait pour villes et universités. Réduire la pression politique (médiatique) pour s’attaquer aux GRAS DURS du secteur public aurait beaucoup d’impacts sur les régimes et les droits des participants. Les milieux politiques, financiers et patronaux font des pressions visant à freiner toutes améliorations du côté des pensions, inquiets qu’ils sont face au souvenir de la débâcle de 2008. Cette situation est paradoxale car les régimes publics sont bien gérés et en bonne santé financière.

Monsieur Michel Lizée affirme que le taux de rendement attendu ne prévoit pas de marge suffisante pour faire face à des chocs financiers. Si les recommandations d’Amours visant à faire face aux coups durs étaient appliquées, il faudrait entrevoir un relèvement de l’âge de la retraite, une insécurité financière plus grande pour les prochaines cohortes de retraités ainsi qu’une réduction significative des prestations des régimes du secteur public et aussi du secteur privé.

Monsieur Lizée croit que l’approche D’Amours est inefficiente, la plus chère et la moins sécuritaire. Les gouvernements veulent accroître le rôle de l’épargne privée, gérée par le secteur financier et sans contribution des employeurs.

Les mécanismes collectifs et la mutualisation des risques offriraient à meilleur coût une sécurité de revenu, autrement l’allongement de l’espérance de vie fera des futurs retraités perdants….. et les femmes en particulier.

Et maintenant, le rapport d’Amours est-il transparent?

La conférence de Michel Lizée, elle, était transparente.

 
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