Le projet de loi 27 - Récupération du pouvoir d'achat des retraités de l'État :
 De nombreuses associations de retraités nommément :

   
  • Alliance des Associations de Retraités (AAR)
  • Association Québécoise des Directeurs et Directrices des établissements d'Enseignement Retraités (AQDER)
  • Association des Professionnelles et professionnels Retraités du Québec (APRQ)
  • Regroupement des Infirmières et infirmiers Retraités (RIR)
  • Association des Retraités de l'Enseignement du Québec (AREQ), appuyées par le
  • Regroupement des Retraitées et Retraités Actifs du Mouvement Essaim (RRAME)
  • Association Démocratique des Retraités (ADR)
ont présenté au gouvernement une proposition demandant de:

Créer instamment une Table commune et permanente de travail avec nos représentantes et représentants des associations des personnes retraitées de l'État pour trouver une solution acceptable afin de corriger l'omission de pleinement indexer leurs prestations.

À la lecture du projet de loi 27, nous constatons que le gouvernement a retenu une proposition prônant une étude sur la situation financière de l'ensemble des retraités du Québec plutôt que de s'en tenir uniquement à la situation d'appauvrissement financière des retraités de l'État. Cette décision permet au gouvernement de repousser, d'au moins un an, tout engagement prétextant attendre la remise et la diffusion de l’étude sur la condition monétaire de tous les retraités du Québec. En effet, en deuxième lecture, le gouvernement a fait adopter dans son projet de loi l'article suivant:

Maintien du pouvoir d'achat des pensionnés Le gouvernement s'engage à réaliser, au cours de la prochaine année, une étude approfondie de la situation financière de l'ensemble des retraités du Québec et à diffuser les résultats de ces travaux.

Pendant cette année (et plus) d'attente, la situation financière des retraités de l'État continue de se détériorer et celle du Fonds de retraite de ces mêmes retraités, de s'enrichir à leurs dépends.

Il eût été possible et pertinent pour le gouvernement d'amorcer, de front, l'étude de la situation financière des retraités de l'État et celle de la situation financière de l'ensemble des retraités du Québec. Le gouvernement aurait pu dire oui à une table commune et permanente de travail pour trouver une solution acceptable afin de corriger l'omission de pleinement indexer les prestations des retraités de l'État tout en examinant la situation économique de l'ensemble des retraités. Le gouvernement a préféré céder à un, ou des, organismes qui prétendent représenter tous les retraités de l'État, pour refuser leur demande légitime de leur payer ce qui leur est dû.

En conclusion;

Attendu que:

  1. Les retraités de l'État ne paient aucune cotisation à quelque syndicat que ce soit.
    Les retraités de l'État ne peuvent donc pas être membre d'aucun d'eux.
  2. Les retraités de l'État n'étant membre d'aucun syndicat, aucun d'eux ne peut prétendre les représenter.
  3. Les cotisations au Fonds de retraite ont été payées (par déduction sur chaque chèque se paie et par "salaire dit différé") par ceux qui sont maintenant retraités.
  4. Ces cotisations représentent les épargnes équivalentes à un REÉR
    (Régime Enregistré d'Épargnes Retraite) des retraités de l'État.
  5. Ces cotisations ont été confiées à, et placées par, la CDP.
    (Caisse de Dépôts et de Placements).
  6. La valeur accumulée des cotisations augmentées du taux de rendement de la CDP, représente un capital qui appartient aux investisseurs, soit les Retraités de l'État.
  7. Les retraités de l'État ont droit à une représentation reflétant la valeur de leur capital amassé et le poids du nombre qu'ils représentent.
  8. Selon les rapports même de la CARRA, le capital amassé par les retraités est plus que suffisant pour payer leur pension pleinement indexée.
  9. La pension des retraités de l'État ne représente aucune charge pour les cotisants ni pour les citoyens et citoyennes qui sont sur le marché du travail.
  10. La situation financière de l'ensemble des retraités du Québec relève de la mission du RRQ (Régime de Retraite du Québec) et non de la CARRA. (Commission Administrative des Régimes de Retraite et d'Assurances)
  11. Il n'appartient pas aux seuls retraités de l'état de financer à même leurs épargnes le coût de la retraite de tous les retraités québécois.
Nous suggérons instamment aux représentants du gouvernement d'adhérer aux recommandations de l'ADR et de permettre aux retraités de l'État de participer à la gestion de leurs épargnes investies dans leurs Fonds de pension.

Michel J. Gareau
12 décembre 2006
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